Mardi 16 juin 2009


"Je te voyais courir sur des terrasses,
Je te voyais lutter contre le vent,
Le froid saignait sur tes lèvres.

Et je t'ai vue te rompre et jouir d'être morte ô plus belle
Que la foudre, quand elle tache les vitres blanches de ton sang"

(Yves Bonnefoy, Du mouvement et de l'immobilité de Douve, I)

Par anaïs - Publié dans : arts & more
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Mercredi 29 avril 2009

 

La pluie brouille le défilé des images urbaines. Du train encore, du train toujours. Des mouvements rassurants vers des pas très loin connus par coeur. Quotidien en pendule bien réglè. Les paysages d’avril en dégoulinade se cognent aux ciels lumineux de mes imaginaires, Au sud de ma tête, au sud d’à peu près tout et surtout des doutes.

 

J’veux du soleil. J’veux du vrai et de l’air à respirer.

 

J’ai laissé une partie de mon corps étendu dans les rues de Tolède, aux détours des cathédrales, des synagogues et le long des avenues pavées. Une parcelle de chair en gage qui brûle là-bas, quelque part, tout en étincelle de quelque chose entre la rage et la sérénité. Cet instant qui réunit le calme et le tumulte, comme la force tranquille que les falaises opposent à l’océan.

 

Viens t’écraser contre moi, viens te jeter, il y aura le vent et l’écume de tout ce qu’on a pas loupé.

 

La tête qui vit dans un tableau, les mains qui s’impatientent et les routes qui s’allongent aux quatre coins de mon espace mental. Dans mes scènes de soleil, y a du vin très frais et des fruits de mer, le dépaysement qui enmêle mes cheveux et libère ma nuque. De la légèreté. Comme si ma colonne se dénouait, femme bambou, silhouette en roseaux. Ça plie sans casser, ça balance aux gré des choses murmurées à l’oreille.

 

Et mes yeux te diront et mes sourires seront pour ces silences au petit jour.

 

Dans l’odeur du crépuscule, là où le rouge épouse le sombre, j’oserai des rêves encore. Il y aura des choses banales aussi, dans mes désirs de toujours plus. Une brise, un rire, des bruits d’eau qui comptent les heures, des mots qui découvrent et qui emmènent, des phrases qui ne se brisent jamais et des paragraphes tout entier faits de blanc à remplir. Des choses banales, des petits riens, des ébauches de pas grand chose.

 

C’est drôle grandir, vieillir, s’attacher au cours du temps. C’est drôle les promesses que ça peut avoir, quand les lueurs défient l’angoisse. C’est drôle tu sais, ces choses qu’on voit

 

à l’horizon.

 
 

Par anaïs - Publié dans : mumures, voyages
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Dimanche 19 avril 2009

Des notes de musiques et des rêveries espagnoles en ce jour d'avril. Tout en souvenir et désir d'aller un peu plus loin. Là devant, la route. Et aussi. Des choses qui ne se disent qu'en silence.

S'en aller, main dans la main

s'en aller bien avant que l'heure

oublier qu'ici on est rien

oublier qu'ici on a peur

(...)

Saez


 

Par anaïs - Publié dans : mumures, voyages
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