Je pars deux jours aérer ma tête, mon coeur, tout ce que je dois maîtriser au jour le jour. Il y aura des grandes étendues, peut-être un peu de neige. Et surtout. Du silence.

Je pars deux jours aérer ma tête, mon coeur, tout ce que je dois maîtriser au jour le jour. Il y aura des grandes étendues, peut-être un peu de neige. Et surtout. Du silence.
Dédicace spéciale à une complice Kelly Calèche
Des envies de chaleur à la limite du brûlant. Des gouttes de cire pour une sensation entre le frisson d’appréhension et le soulagement lorsque éclate la bulle de feu à l’orée de ma peau. Là où elle est tendre, là où elle ne se dit pas. Dans des endroits où la moindre brèche est synonyme de la plus tendre reddition. J’imagine les couleurs en vrac qui paillettent l’épiderme, qui l’ornent, doux vestiges du pas de deux entre lui et moi.
Des spectateurs ? Peut-être. Comment le savoir puisque mes yeux sont bandés et que je n’entends que mon souffle qui s’emballe , qui s’agite, qui s’enfièvre ?
Mon corps immaculé, ces temps, me démange. Envie de voir sa marque sur moi. Entendre siffler la promesse de cuir au bord de mon oreille avant qu’elle ne s’imprime. La contempler, ensuite, dans le miroir, écho et reflet du rouge qui habille mes joues. C’est peut-être un des moments que je préfère. Celui où je prolonge, dans l’image qui m’est renvoyée, une complicité tout en douce sauvagerie et folle tendresse.
(Et des besoins, plus crus et plus violents, mais que les mots ne savent pas rendre, dès qu’ils ne sont plus murmurés. Alors je les garde. Pour lui et moi.)
Je néglige ce blog depuis quelques temps. Les mots restent bloqués au bout des doigts, impossible de les imprimes sur le clavier. Je ne sais pas si c’est l’hiver qui tombe ou mes réserves qui s’amenuisent doucement. La journée, je cadenasse tout mon corps et ma tête pour pouvoir fonctionner au sein de ce quotidien qui n’est fait que de maladie, de larmes, de projets avortés et de souvenirs qui font mal parce que le bonheur s’y cache et qu’on sait qu’il ne reviendra plus.
J’ai l’impression d’évoluer avec un énorme scaphandre invisible.
Recroquevillée à l’intérieur, je me nourris de moments d’évasion que je crée de toutes pièces. La conscience enfermée à double tour, pour que rien ne filtre, pour que rien ne sorte ni n’entre ni ne se mélange. J’ai besoin d’un espace absolument vierge de tout extérieur, comme un sas pour que la réalité ne me cogne pas trop durement.
Je vis en apnée.
Résultats des éléctions suisses:
Le PS perd 9 sièges; l'UDC parti (d'extrême)droite en gagne 6. Le premier se retrouve donc ainsi avec 43 sièges au conseil National, le second avec 61 (!).
Malgré une jolie percée des Verts, nous savons ce qui nous attend... Décidemment, c'est une bien belle Europe géographique que nous sommes en train de construire.