Les jours ont entassé le poids des soucis sur ma jolie armure. Les chevilles qui lâchent, ne veulent plus tenir et sautillent du rire au larmes. Je ne veux pas des jours qui s'annoncent, je ne veux pas des difficultés en masse, je ne veux pas de toutes ces poussières de rêve sur la décharge de mes désillusions.
Je veux tout ce que j'espérais quand j'avais 15 ans: des voyages à la pelle, des mots aux détours des chemins, des sourires et des danses. Des espoirs. Croire tout ce que je lis. Croire tout ce qu'on me dit. Je veux être cette fille libre et heureuse.
Je ne veux pas partir. Rien ne m'attend à part des responsabilités que je ne suis pas prête à assumer, pas prête à prendre. Je ne veux pas rentrer. J'ai sur le coeur toute cette immense envie d'ailleurs qui me bouffe la poitrine.
Et la colère. Et la frustration. Tout qui craque et ma tête hors-contrôle.
J'ai l'impression que chaque aube me rapproche de la résignation. J'ai peur, j'ai mal. Et je n'arrive plus à être forte, ni à faire de belles phrases.
par anaïs
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Dans la blancheur du soleil qui éclate enfin, j’ai envoyé un colis ce matin.
8 euros ou le poids des derniers souvenirs, ceux qui pèsent le plus, ceux qu’on ne peut renvoyer à l’expéditeur. J’ai payé pour ne plus rien avoir d’elle. La naïveté du geste peut faire sourire, aucun chèque, aucune pièce n’a jamais fait s’effacer la trace bleutée des coups. Mais dans un dernier effort de symbolique, j’ai voulu lui faire savoir que je n’aimais pas les reliques. Surtout: que je ne gardais pas ce qui n’était pas à moi.
Pas de soulagement juste après, bien sûr, le corps toujours aussi lourd, la tête baignant dans l’obsession. La lumière estivale sera toujours, encore longtemps, celle de l’excès qui fait croire que tout est possible, celle qui chauffe tant qu’on oublie les abîmes derrière les sourires, derrière les soupirs de volupté, derrière les promesses et les mots qui caressent. Le soleil brûlant de la ville de pierre restera celui qui dévaste sur son passage.
par anaïs
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Je suis en plein dans mes préparations d'examens. L'angoisse, toujours de ne pas y arriver, le temps qui court, court et devient...trop court. Mais quelques joies, tout de même, de me replonger dans certains sujets, dans des textes longtemps mis de côté et la découverte d'autres à lire, encore, toujours.
Alors j'ai envie d'un petit sondage sans conséquence et par pure curiosité. Je me nage en ce moment dans les eaux de la "Weimarer Klassik", aux côtés de Goethe et de Schiller. Si je ne me trompe pas, ils sont avant tout connus en France, l'un pour son "Werther" et son "Faust", l'autre pour la sauvagerie de ses "Brigands". Quelque tristesse à l'idée que beaucoup ne sauront jamais que le "Wilhelm Meister" goethéen et le "Cabale et Amour" du Schiller déjà plus mûr sont au moins aussi intéressants.
Mais bref, venons en au fait: Spontanément, lequel des deux vous est, chers Internautes, plus sympathique? Peu importe que vous les ayez lus ou non, vous avez sûrement une idée vague, qui vous permettrait de donner une opinion ( - en Allemagne, personne n'a lu Rabelais, mais tout le monde l'adore... *rire* - ).
Si j'ai quelques réponses, j'expliquerai ici ce qui m'a motivé à faire ce sondage ( ne vous attendez pas non plus à des révélations renversantes: ce n'est pas Secret Story ici...!).
Voilà, ce post, tout en légèreté estivale, pour faire oublier que les idées noires guettent et que les échéances ne reculent pas...
par anaïs
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Ou plutôt "larvata". Il y a quelques mois (oh, des années!), je plaisantais sur la CIA helvète, la traque, trouver le détail qui trahit. Aujourd’hui encore le doute, toujours peut-être une identité derrière le masque, encore peut-être une silhouette en marge de l’avatar.
Marre de soupçonner.
Envie de ne pas chercher. Envie de vivre sans surveiller les ombres. Bien sûr, le Net n’est pas le bon endroit pour cela.
Les initiales en encre de chine, les histoires fictions nées qui rappellent tant de choses vécues. Et le désir fou de ne rien lire dans tout ça. Les identités momifiées sous trop de fard.
Moi-même ce pauvre "loup", Anaïs, dont je me couvre les yeux. Alors qu’il serait si simple de signer moi.
par anaïs
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Agde. Le soleil, la famille, glaces, cocktails et rires enfantins. Internet difficile d'accès...
par anaïs
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