Un tas de mots roulés en boule sous la langue. L'écriture qui joue à croche-pied. Je voudrais parler ici des rêves d'ailleurs qui restent, de ces envies de nuits en train et de fous rire dans les gare... Des nouvelles images, encore, encore, encore, parce que tous les paysages sont mieux que ceux qui pleurent de souvenirs et parce que la solitude est moins flagrante dans une ville étrangère.
Un peu d'amertume que l'adolescence, ce soit déjà fini. Un peu d'espoir que les invitations au voyage ne se soient pas perdues dans la corbeille à papier de mes 18 ans.
J'ai tellement peur que le retour soit définitif.
(-la patrie, c'est une notion surestimée-)
par anaïs
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- La ville de pierre s’orne de bateaux et fait mine d’été. J’ai dans la tête mille souvenirs qui se heurtent, sans s’assembler, en vrac, un grenier d’illusions et de jolies couleurs. Et une grande peur blanche, celle de l’inconnu.-
par anaïs
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Juste un mot en passant, pour balbutier mille excuses, de délaisser aussi éhontément ce blog. Mais je rends mon mémoire de fin d'études le 28 juin, je serai donc plus assidue ensuite. Allez, promis: je vire Christine Angot, je me débats une petite semaine au milieu des vaches helvétiques et je reviens très vite vous souffler des maux hauts en couleur et quelques sourires d'été...
Des baisers papillon...
par anaïs
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Quel souffle s’engouffre là où il y avait l’espoir? Quel chant du cygne explose à la face d’une génération de l’impasse? Sur les chemins, le pèlerin composte St. Jacques. Un vieux réflexe du genou à terre ne le sauve pas de l’amnésie des mains jointes.
Il attend. Nous attendons.
L’urgence se fait sentir dans les larmes qui ne cessent, dans les bras qui se fissurent. Parfois un raz-de-marée vient cueillir un téméraire, un résigné, un trop amer. Les ponts, les cachets et les couteaux, eux, survivent au temps qui passe. Au temps qui lasse. Aux tempes qui se fracassent d’idées noires.
Rien ne vient. Tout est dit.
Les rires grillonnent le long des bars. Quelques livres, encore, peignent des béquilles de vie. Mais comment croire à la lune alors que l’éclipse nous nargue. La lucidité est dans la pomme et le ver rampe goulûment le long de nos sarcasmes.
Le cynisme est un phare qui jette ses bateaux contre la berge. Néanmoins là, le seul qui nous reste. L’alcool parfois, permet d’assembler les corps au petit bonheur, dans un sursaut de tangible. Ils se réveillent seuls, acculés dans des lits blancs et inconnus, une vague odeur de gâchis aux lèvres.
La caresse en carence. Le rêve ravagé.
L’avenir en grève.
par anaïs
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