Ceux qui me connaissent un peu savent qu'il m'arrive de m'insurger vis-à-vis de mon pays.
J'y habite à nouveau depuis 24h.
Quelle ne fût pas ma surprise, ce matin, de découvrir dans toute la ville, de manière légale et acceptée, les nouvelles affiches du parti "d'extrême-droite" suisse (Christophe Blocher, c'est notre petit Jean-Marie Le Pen à nous!). Bien sûr, ils ont le droit d'afficher, comme tous les autres. Mais..... mais l'affiche en question m'a laissée sans voix, interdite, révoltée.

Voilà mon pays! Dites-le, montrez-le autour de vous! Nous sommes voisins... les évolutions se contaminent fréquemment les unes les autres.
Quant à moi.... eh bien je ne me sens décidemment pas l'âme hélvète.
par anaïs
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Les cartons ouverts, les livres dans la bibliothèque rouge et noir, celle de mon adolescence, choisie, à l'époque, dans l'euphorie chez Ikea. Des centaines de bibelots à la cave, pas la place, comment faire rentrer un appartement dans une simple chambre, impossible bien sûr.
La gorge nouée, les yeux dans la poussière, la sueur froide qui coule le long des regret et des combats à venir.
Les adieux dans la tête, tellement proches du coeur qui déborde. Pas envie d'en parler.
par anaïs
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Je pars. Voilà. La maison est calme et sombre. Je retiens mes larmes.
par anaïs
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Le jour se lève à peine sur le jardin gorgé d'eau. La maison est si calme que j'entends le poisson faire des bulles qui éclatent à la surface un peu trouble de l'aquarium. Depuis quelques jours - est-ce mon départ proche? - les souvenirs m'assaillent par vague, partout, au détour des miroirs et des objets qui me parlent tous d'un temps qui me semblent avoir duré à la fois des années et juste une poignée de jours.
L'été s'incline dans les flaques de pluie. Il y a un an, lorsqu'il avait tiré sa révérence, c'est mes rêves qu'il emportait au milieu des feuilles.
Et j'ai la voix d'Yves Montand qui me trotte dans la tête.... les feuilles mortes se ramassent à la pelle...
par anaïs
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Parce qu’on a tous une foutue madeleine coincée au fond de la gorge et que, parfois, les goûts et les odeurs remontent en vrac, à la surface du souvenir. Celui qui effleure la peau à vif. Je dévide ici comme un malaise olfactif, pour oublier ce qui revient.
Comme hier, lorsque, dans un geste machinal, j’ai enveloppé mon corps d’un savon acheté au coeur des déboires de janvier. „Gommage Caresse“ de Lancôme, excusez du peu! : dans une ultime tentative d’érotisation de mon corps, entre la nouvelle coupe de cheveux et les kilos en moins, j’avais acquis le flacon conique et tout en saumon rosé.
Je ne l’avais plus utilisé jusqu’à hier. Choc de milles images, les yeux fermés sous le jet de la douche.
Ma peau, ensuite, fleurait le haut-le-coeur.
par anaïs
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