
En Suisse, à nouveau. Des aller-retour entre la vraie vie et celle de mes pensées, où des châteaux en Espagne se dressent haut comme
des voyages à Moscou, un weekend à Bruxelles et des bras qui seraient là, la nuit, encore. Dans le train hier, les joues écarlates et les yeux écorchés, j'évoluais dans une petite bulle de
tristesse et de nostalgie des derniers jours. Je pensais aux ombres que j'avais vu passer dans son regard et j'avais la migraine de ne pas savoir quelles sombres images défilaient dans sa
tête.
Je lis Catherine Robbe-Grillet, je défais des bagages, en refais d'autres pour déménager juste en face et je resipre très vite, comme en hyperventilation d'un je ne sais quoi qui manquerait.