
La petite fille se regardait dans les miroirs et se disait qu’elle ferait de grandes choses. Elle prendrait des trains vers les froids et les fjords, des avions vers les rizières, les déserts, les forêts tropicales ; elle se disait qu’elle ferait du cheval, du chameau, de l’éléphant. Elle se disait, quand je serai grande je ferai de grandes choses. J’écrirai des livres pour que rien ne disparaisse et je soufflerai sur mes rêves comme sur des cerfs-volants géants. Elle pensait qu’elle ne vivrait pas comme tout le monde, qu’elle ne courberait pas la tête, que les étoiles ça se mérite et qu’il y avait sûrement des endroits où l’en entendait vraiment la mer dans les coquillages et que c’était ça, aussi, faire de grandes choses.
Elle pensait qu’il suffisait de parler, qu’il suffisait de vouloir. Elle croyait dur comme fer qu’il suffisait d’espérer un peu plus que toutes ces têtes grises et vides, ces visages en papier mâché.
Elle était petite mais elle ferait de grandes choses. Elle irait à la conquête du monde, celui-ci, et tous les autres qui se présentaient à elle.
Elle ne savait pas encore que si les petits souhaitent faire de grandes choses, les grands apprennent à se contenter des petites.
Putain...
Whaou...
La classe. Immense. J'adore. Bravo.
Sir Crimson, cher cher Vous: Votre message me touche beaucoup, j'ai la gorge nouée. Juste envie de vous dire que vos mots non seulement mettent du baume au coeur à cette petite fille assise au fond de moi, mais surtout, qu'ils me montrent que nous sommes sur le bon chemin.
Je crois que nous pouvons faire beaucoup. Et ce n'est pas la petite fille qui parle. C'est la femme.
Je vous embrasse avec espoir. A.
Je rougis Monsieur Pan.... Merci beaucoup... Mille bisous vers toi ! A.
oui tu écris comme j'aime lire, comme je sais comprendre
et je sais qu'il y au fond de toi cette lumière..
je t'embrasse
C\\\'est si triste et en même temps si vrai que de le dire c\\\'est déjà vouloir ouvrir un autre monde...
Anaïs...je te le souhaite...le plus beau pour toi qui n\\\'ait encore existé
et je t\\\'embrasse de la toute première nouvelle pluie d\\\'étoiles
Merci mes trois belles... que ferais-je sans vous, ici? Je vous sens tellement toujours pleines de soleil et de douceur... je prends avec bonheur toutes vos embrassades, les étoiles, les bises et cette immense promesse d'un autre monde.
Avec tendresse pleins de choses vers vous, A.
oh! dame gaïa... celle qui me fait tant sourire (et réfléchir) sur le site de monsieur pan... merci de venir dans ces contrées: je suis touchée.
oui, peut-être que nous ne sommes juste plus capables de nous rendre compte des choses grandes et belles qui nous arrivent et que nous réussissons. mais peut-être aussi que le monde nous oblige à teinter nos rêves de pragmatisme, de "terre-à-terre".... peut-être tout simplement qu'on apprend que les décisions se font en fonction de tellement plus de paramètres que juste... soi-même... sourire. dans ce cas-là, ce ne serait plus de la résignation, mais tout simplement un grand pas en avant vers un peu moins d'égocentrisme. et alors, soudain, ce ne serait plus un drame...?
(j'essaie de me rassurer, là...et de me consoler, aussi, un peu...)
Pensées et merci d'être passée!
A.
Encore un très beau texte, bien écrit, avec une maîtrise affirmée des émotions.
Bravo.
Je me permets une remarque : la vie se charge de nous enseigner la sagesse. Cette leçon est souvent rude. Nous en savons quelque chose. Peut-être que nous avons trop négligé Barlzac et ses "Illusions perdues". Je ne le conteste pas.
Toutefois, ce que vous faites, dans MA vie, depuis notre rencontre, et surtout depuis l'hiver dernier, et encore davantage depuis le printemps, est non pas une grande chose, mais une IMMENSE chose. Vous me faites du bien. Vous me donnez envie de continuer, de ne pas baisser les bras. Vous me donnez envie de vous "montrer" ce que je, ce que nous pouvons faire ; vous me donnez envie de vous dire que vous pouvez faire, que vous faites.
Mille baisers,
SirCrimson.