À l'ombre du monde
Un sentiment étrange d’inexistence. Les jours passent et le monde tourne sans que mon souffle n’y contribue en rien. Parfois je repense à ces accès de rage qui me prenaient, à la guerre que mes yeux faisaient à mon corps dans le miroir, à toutes ces larmes que je versais sur mes échecs et mes néants, hier, il y a cent ans.
Aujourd’hui, rien de tout ça.
Les aubes s’enfilent comme des pierres un peu ternes jusqu’à former un bijou que je ne comprends pas. Le soir, le silence du monde m’enveloppe et je finis par m’endormir au creux de désirs qui n’atteignent plus le seuil de mes lèvres.
J’attends.
Dans les transports publics, j’écoute Noir Désir en boucle. En bouclier. J’observe le soleil monter toujours plus haut et les gens s’habiller de peaux d’été. J’ai un sourire pour ceux avec qui je travaille, un rire même parfois. J’écoute et j’agis, mais le soir me cueille invariablement vide dans ma coquille.
Je n’ai pas peur. Il y a juste mille vents dans mes oreilles qui murmurent des au revoirs.
Pourtant je sais: un jour, la vie recommencera.
Aujourd’hui, rien de tout ça.
Les aubes s’enfilent comme des pierres un peu ternes jusqu’à former un bijou que je ne comprends pas. Le soir, le silence du monde m’enveloppe et je finis par m’endormir au creux de désirs qui n’atteignent plus le seuil de mes lèvres.
J’attends.
Dans les transports publics, j’écoute Noir Désir en boucle. En bouclier. J’observe le soleil monter toujours plus haut et les gens s’habiller de peaux d’été. J’ai un sourire pour ceux avec qui je travaille, un rire même parfois. J’écoute et j’agis, mais le soir me cueille invariablement vide dans ma coquille.
Je n’ai pas peur. Il y a juste mille vents dans mes oreilles qui murmurent des au revoirs.
Pourtant je sais: un jour, la vie recommencera.
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