mots de Sarah Kane
Pour l'année qui touche à sa fin, pour tout ce que cela suppose de désillusions mais de promesses aussi, je ne pouvais pas ne pas citer cette femme, encore.
"Parfois je me retourne et retrouve votre odeur et je ne peux pas continuer je ne peux pas continuer putain sans exprimer ce terrifiant ah putain cet effrayant ce blessant putain de besoin physique que j'ai de vous. Et je ne peux pas croire aue je peux ressentir ça pour vous et que vous, vous ne ressentiez rien. Vous ne ressentez rien? /Silence/ Vous ne ressentez rien? /Silence/ Et je sors à six heures du matin et me mets en quête de vous. Si mon rêve m'a indiqué une rue ou un café ou un métro je m'y rends. Et je vous attends.
(Sarah Kane, 4.48 Psychosis)
Pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur, je conseille, à qui le peut, de lire ses pièce en anglais. Ou la traduction allemande (qui, de mon point de vue, rend bien mieux l'univers de Kane). Je la cite ici en français par commodité.