Mots de Virginie Despentes

Publié le par anaïs


"Dans les couloirs du métro, c'est  joyeux comme un vestibule d'abattoir. Découragement, inquiétude et misère, ça se lit sur les visages, une masse immonde et noire, qui recouvrirait tout. Qui éteint les regards, remplit les bouches que ça tire vers le bas. Cendres et rancoeurs, braises travaillées par les charognards, bouches de mort excitées par les odeurs de peur. Dans l'attente palpable et mystique du châtiment anonyme, à Paris plus qu'ailleurs en France, la foule attend la bombe. Ou tout autre chose d'explosif, en fait. Cette menace imminente est quasiment tangible, répercutée le long des corps. Les regards des gens, pourtant, résistent, s'efforcent de rester droits."

(Virginie Despentes, Bye, Bye Blondie)
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Publié dans arts & more

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A
<br /> En relisant ces lignes aujourd'hui, j'ai pensé à ce que Marie L., l'autre jour, disait de l'atmosphère parisienne en ces temps post-éléctoraux... et j'ai trouvé que cela rejoignait son impression. Même si Despentes a écrit cela il y a quelques années déjà.<br /> Pensées. A.
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J
Vous savez que je lis aussi V. Despentes et apprécie ses analyses (je la cite dans mon 'papier' destiné à Toronto). La lecture de ces quelques lignes sur votre blog me conforte dans l'impression que nous vivons une époque crépusculaire, d'avant l'implosion... SirCrimson
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