Mots de Virginie Despentes
"Dans les couloirs du métro, c'est joyeux comme un vestibule d'abattoir. Découragement, inquiétude et misère, ça se lit sur les visages, une masse immonde et noire, qui recouvrirait tout. Qui éteint les regards, remplit les bouches que ça tire vers le bas. Cendres et rancoeurs, braises travaillées par les charognards, bouches de mort excitées par les odeurs de peur. Dans l'attente palpable et mystique du châtiment anonyme, à Paris plus qu'ailleurs en France, la foule attend la bombe. Ou tout autre chose d'explosif, en fait. Cette menace imminente est quasiment tangible, répercutée le long des corps. Les regards des gens, pourtant, résistent, s'efforcent de rester droits."
(Virginie Despentes, Bye, Bye Blondie)
(Virginie Despentes, Bye, Bye Blondie)
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