Au-delà de cette limite...

Publié le par anaïs


Elle aimerait vivre dans les trains parce que ça l’endort, le sentiment d’aller quelque part. Un carnet sur les genoux, elle poserait la tête contre la fenêtre jusqu’à ce que les roulements du wagon sur les rails lui donnent la nausée. Elle aime bien fixer le sol qui défile, comme une image jamais nette, jamais figée. Elle aime aussi regarder les gens et leur imaginer des vies qui brillent et qui claquent de drames en tragédies. Ça la repose, ça ouvre le monde au rêve et soudain il y a de la place pour un souffle, comme l’esquisse d’une échappatoire.

C’est con la vie, ça s’emballe toujours au mauvais moment et vous vous retrouvez obligé de descendre dans des gares désertes.  Les panneaux, ça fait longtemps qu’elle a arrêté d’en chercher : pour ce que c’est fiable de toute façon….

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Publié dans fictions en miroir

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A
Monsieur Pan... oui, j'ai toujours adoré les trains. Les avions me paniquent, je suis une piètre conductrice et le bateau, ce n'est pas toujours pratique pour certains trajets... mals le train, le train c'est parfait. Et les gares fourmilles d'histoires qui commencent...Je t'embrasse.A.
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P
La légende des trains : à la fois la vie qui avance, les voyages qui se font et qui ne se font pas, l'immobilité de soi par rapport au paysage, temps qui court...Romanesque à souhaits...
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A
Je sais. C'est une des rares certitudes que j'ai, ces jours. Merci. A.
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S
Mais nous ne nous perdrons pas de vue, quoi qu'il advienne. Baisers, SC.
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A
Yes, but where to?C'est tellement flou les horizons.Moi aussi, je vous embrasse. A.
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