Au-delà de cette limite...
Elle aimerait vivre dans les trains parce que ça l’endort, le sentiment d’aller quelque part. Un carnet sur les genoux, elle poserait la tête contre la fenêtre jusqu’à ce que les roulements du wagon sur les rails lui donnent la nausée. Elle aime bien fixer le sol qui défile, comme une image jamais nette, jamais figée. Elle aime aussi regarder les gens et leur imaginer des vies qui brillent et qui claquent de drames en tragédies. Ça la repose, ça ouvre le monde au rêve et soudain il y a de la place pour un souffle, comme l’esquisse d’une échappatoire.
C’est con la vie, ça s’emballe toujours au mauvais moment et vous vous retrouvez obligé de descendre dans des gares désertes. Les panneaux, ça fait longtemps qu’elle a arrêté d’en chercher : pour ce que c’est fiable de toute façon….
C’est con la vie, ça s’emballe toujours au mauvais moment et vous vous retrouvez obligé de descendre dans des gares désertes. Les panneaux, ça fait longtemps qu’elle a arrêté d’en chercher : pour ce que c’est fiable de toute façon….
Publicité