Archives d'été

Publié le par anaïs


Il y a du soleil tous les jours maintenant quand je sors de la maison. Pourtant je la traque, l’aube, promis, avec ma tête toute renversée de mauvais rêves et de beaux aussi, ceux qui sentent la tendre tristesse même quand j'enfouis ma figure chiffonnée sous l’oreiller, histoire d’oublier tous mes sens.

Je ne me souviens plus bien comment c’est l’été. Ici. La canicule de la ville de pierre a doucement grillé l’image mentale que j’en avais. Je crois que la chaleur, je ne saurai plus jamais m’y étendre sans un vague goût de champagne et de vin blanc sur la langue, sans un velouté de peau sous les doigts.



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Publié dans mumures - voyages

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A
Monsieur Pan: Le problème, c'est de trouver la nuance.... j'ai toujours l'impression d'osciller entre les deux: ce que je ressens est toujours ou trop violent ou je ne ressens rien du tout (... à moins que je me sente obligée d'aller chercher le violent pour effacer ce non-ressenti....)
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A
Jess: J'ai lu tous les textes que j'ai trouvé chez toi. J'ai parfois ressenti la tristesse, parfois le sombre.... jamais la médiocrité. Ton espace est beau, tout comme tes mots. Par contre, qu'ils ne te rendent pas heureuse, ça je comprends. C'es souvent comme ça, probablement. On a l'impression qu'il faut absolument les sortir de soi, puis, quand c'est fait, on se rend compte qu'on ne va pas moins mal...J'espère que tu trouveras des chemins. Sache que j'aime te lire.A.
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P
Les ressentis sont puissants parfois...Je suis admiratif, quand je vois quelqu'un qui parvient à cela, à ressentir ce genre de petits trucs.
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J
Anaïs, avant écrire c'était laisser couler les mots. Maintenant, j'ai l'impression de me faire violence à chaque fois, et que c'est médiocre, triste, sombre. Alors, j'efface. En attendant. Et ça me touche, que quelqu'un vienne. Toujours. Toi.
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S
Je n'arrive à rien, de mon côté aussi.
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