Des heures écoulées

Publié le par anaïs

Il y a eu peu de mots déposés ici, mais d’autres ont remplis les pages d’un carnet noir nouvellement acheté. Des ébauches de projet au long cours. Peut-être des bribes filtreront ici, qui sait, pour essayer les nuances, voir si les murmures s’enchaînent de manière fluides ou buttent. J’ai tellement envie de plus que de tous ces fragments en ribambelle.

 

Sinon j’ai lu et j’ai vu, beaucoup. Les parenthèses qu’offre l’obscurité des salles aux fauteuils moelleux m’est toujours aussi belle. En vrac j’ai vu Revolutionary Road dont les questions m’ont secouée, Doubt qui m’a fait admiré l’intensité de Philip Seymour Hoffman (un film tout en nuances et incertitudes, ça rafraîchit de ne pas tout savoir, parfois, de ne pas tout montrer…), A corps perdu de Léa Pool qui m’a bouleversée et je n’en dirai pas plus, Happy New Year que j’ai trouvé plaisant, Du bruit dans la tête qui m’a laissée perplexe (mais c’est bien, je crois), Ne touchez pas à la hache qui donne presque envie de relire Balzac (mais finalement pas), et Frost/Nixon que j'ai trouvé passionnant. J’ai aussi été voir Twilight, le film dont on dit déjà qu’il sera LE film de la génération des 12-16 ans du moment, pour tenter de comprendre. Je n’ai pas compris. Juste une vague d’inquiétude en voyant que l’histoire qui fait rêver les adolescent(e)s d’aujourd’hui est l’histoire de deux jeunes qui ne peuvent pas avoir de contacts physiques sous peine que la fille se fasse „vampiriser“ par le garçon (séduisant buveur de sang aux yeux d’acier). Ils doivent donc „se contrôler“ et placer leur relation à un niveau „platonique“, transcendé. Le livre (bestseller absolu) qui a servi de base au film a été écrit par une mormone, laquelle s’est expliquée en disant qu’elle souhaitait parler des bienfaits de l’abstinence.

 

Retour du… comment? Puritanisme? Mais non voyons, tout est pour le mieux, dans le meilleur des mondes.

 

Des pages tournées, sinon, du côté d’„Enfance“ de Mathieu Lindon, de „La nuit de l’oracle“ de Paul Auster et de „Fragment d’un discours amoureux de Roland Barthes

 

Et puis j’ai repris Proust, un peu, par vagues, j’ai écouté Lhasa des dizaines de fois, redécouvert la voix de Franziska Pigulla sur Henry, June et moi d’Anaïs Nin, et rêvé que je savais jouer du violoncelle.

 

L’hiver n’en fini pas de s’étirer. Mais des tableaux ont fleuri sur mes murs, et la théière en terre brute ne désemplit pas. J’attends le réveil des choses.

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Publié dans arts & more

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S
Merci.
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A
Ici, chaque fois qu'on pense que le printemps va arriver, la neige se remet à tomber... Et la lumière est encore pâle et glaciale le matin, malgré le chant des premiers oiseaux.J'espère que votre printemps est plus précoce... Pensées, A.
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S
Vous avez vu beaucoup de films ; moi aucun...Nous sommes deux à attendre le renouveau, le printemps. En allant au carnaval de Cayenne, je songeais à ces rites marquant la fin de l'hiver...Je pense à vous, SirCrimson
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