Interdit

Publié le par anaïs

Ne pas sentir cela. Ne pas l’exploiter.
Jouer avec l’ennui, encore et encore, jusqu’à l’apprivoiser, le faire sien.
Ne pas voir, pas tout. Se contenter de ces bouts de vie, de sensations, ces ébauches de sentiments;
toucher le silence;
rêver l’accalmie, encore et encore, jusqu’à la faire venir d’elle-même, l’avoir à l’usure, lui faire étouffer ces voix qui dérangent, qui démangent sur la peau, qui grisent les sens.
Ne pas entendre. Ne pas suivre les chuchotements, ils sont trompeurs.
Revenir en arrière, il est encore temps peut-être, fuir les bruits qui percutent le corps, encore et encore jusqu’à le faire briller de mille feux dans ces nuits, complices pénombres, brumes sournoises.
Ne pas croire ces regards, ils se trompent de destinataire, ne pas les percer à jour, ils craignent la lumière.
Ne pas aimer, surtout pas. Ne pas se prendre au jeu. Ne pas.
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Publié dans mumures - voyages

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F
Écho au féminin. Vos mots sont beaux et touchants. Prague m'a envoûtée jadis et Budapest me fait rêver..
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A
Merci infiniment, vous me touchez et je suis ravie. Je ne connais pas encore Prague, mais c'est une ville que j'ai hâte de découvrir. Qui sait, peut-être en 2007?<br /> En tous les cas je vous souhaite un excellent passage à l'année prochaine, tout en douceur. "Einen guten Rutsch",  (un bon "glissement") comme on dit dans mon "autre langue".<br /> Merci de votre lecture, Anaïs.
A
j'en ai bien l'intention... merci de votre soutien.
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S
Ecrire peut libérer. Libérez-vous du passé. Et faites de vos maux des mots.
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