Dresser la tête
Le choix a été fait, mes poignets bien sagement sous mon pull. La douleur reste. Elle ne vacille pas, elle m'accompagne et se colle à moi comme mon ombre. Mais le choix est fait. Je suis là. Il faut trouver des chemins de traverse, bâtir de nouvelles armures. En ce jour qui compte pour moi, petit verseau, le signe le plus indépendant du zodiaque, je me dois à moi-même et à une personne qui, hier à su trouver des mots pour arriver jusqu'à mon âme, de relever un peu la tête. Les larmes continuent de m'assaillir, mon ventre se tord toujours sur leur avenir qui m'éclate au visage, mais j'ai merité qu'on se batte pour moi... Au moins moi-même.
Où cela me conduira? Quelque part où les caresses sont douces et les liens véritables, j'espère.
En attendant, il faut bien marcher.
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