Fragments d'Eros (1)

Publié le par anaïs


Une main, douce, des doigts qui papillonnent dans l’envers du coude, légère vallée au milieu du bras, sensible comme la plante du pied. La mince veine palpite sous la caresse, miroir de celle qui gonfle un peu le long du cou, lorsque la respiration se bloque.


Elle ferme les yeux et mille couleurs explosent en bouquet derrière le paravent des paupières.


Les doigts ont atteint son poignet et l’enserrent jusqu’à faire craquer les os, comme s’ils s’entrechoquaient sous la force de l’entrave. Son souffle prend la fuite et dans sa tête les images se télescopent.


À peine si elle entend l’acier qui se referme sur ses deux mains, jointes à présent.


Le spectateur silencieux, s’il s’est aventuré jusque-là, peut l’apercevoir, à quelques pas du mur aux pierres apparentes, nue, les bras entremêlés comme des lianes et liés à la poutre qui traverse la voûte.


Elle frissonne? Il ne fait pas froid pourtant.


Peut-être est-ce la lueur vacillante des bougies qui se reflètent en serpentins sur la peau très blanche.


Ou peut-être l’oeil du voyeur a-t-il cillé, troublé d’assister à l’attente muette de la poitrine, des reins et des épaules.

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Publié dans fictions en miroir

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S
J'étais impatient... Je sais que vous travaillez sérieusement, à une autre écriture.<br /> Moi ? j'erre... <br /> Je vous embrasse,<br />  <br /> SirCrimson.
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A
<br /> Oui, cher SirCrimson, il y aura certainement une suite... je me dis que mettre en mots me permettra peut-être de savoir un peu mieux... Tendresse et sourires à Vous...<br /> <br /> //<br /> <br /> LTDS: Merci à vous, de me lire avec tant de bienveillance. Ce que vous dites fait très fortement écho en moi: je pense que la manière d'écrire, de tracer sur le papier des émotions sublimées, transposées, "images inées", correspond souvent à la manière qu'on a d'être, d'exister.<br /> <br /> Je ne connais pas cette personne dont vous parlez. Mais son écriture était peut-être à son image: faite de fioriture et d'apparence.<br /> <br /> Quant à moi... je ne sais pas, je fais comme je peux; un peu trop plaintive parfois, un peu trop influencable...j'essaie de traduire qui je suis (et comme je ne le sais pas bien, il y a sûrement encore un léger vacillement inutile dans mes phrases... mais j'y travaille...sourire).<br /> <br /> Je vous embrasse aussi, et vous envoie un sourire rayon de soleil, A.
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L
Je retrouve dans votre écriture quelque chose d'une autre personne que je ne lis plus puisqu'elle n'était qu'un feu d'artifice. Vous votre écriture est claire éclaire, je n'ai pas besoin de la traduire avec mes mots et surtout il n'y a pas toutes ces phrases inutiles, ennuyeuses juste là pour décorer...de la capacité d'écrire à la manière d'un manuel de littérature.<br /> Simplement lire avec plaisir comme celui je pense que vous avez d'écrire. La manière à vous de dire : la plus belle.<br /> Je vous embrasse
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S
Beau texte... J'attends la suite,<br />  <br /> Baisers, SirCrimson.
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