Mots de Denis Diderot
"Les larmes du comédien descendent du cerveau; celles de l'homme sensible montent de son coeur: ce sont les entrailles qui troublent sans mesure la tête de l'homme sensible; c'est la tête du comédien qui porte quelquefois un trouble passager dans ses entrailles; il pleure comme un prêtre incrédule qui prêche la Passion; comme un séducteur aux genoux d'une femme qu'il n'aime pas, mais qu'il veut tromper; comme un gueux dans la rue ou à la porte d'une église, qui vous injurie lorsqu'il désespère de vous toucher; ou comme une courtisane qui ne sent rien, mais se pâme entre vos bras. (...) Ce que la passion elle-même n'a pu faire, la passion imitée l'exécute."
(Denis Diderot, Le Paradoxe du Comédien)
(Denis Diderot, Le Paradoxe du Comédien)
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