Accusé de réception

Publié le par anaïs


Dans la blancheur du soleil qui éclate enfin, j’ai envoyé un colis ce matin.

8 euros ou le poids des derniers souvenirs, ceux qui pèsent le plus, ceux qu’on ne peut renvoyer à l’expéditeur. J’ai payé pour ne plus rien avoir d’elle. La naïveté du geste peut faire sourire, aucun chèque, aucune pièce n’a jamais fait s’effacer la trace bleutée des coups. Mais dans un dernier effort de symbolique, j’ai voulu lui faire savoir que je n’aimais pas les reliques. Surtout: que je ne gardais pas ce qui n’était pas à moi.


Pas de soulagement juste après, bien sûr, le corps toujours aussi lourd, la tête baignant dans l’obsession. La lumière estivale sera toujours, encore longtemps, celle de l’excès qui fait croire que tout est possible, celle qui chauffe tant qu’on oublie les abîmes derrière les sourires, derrière les soupirs de volupté, derrière les promesses et les mots qui caressent. Le soleil brûlant de la ville de pierre restera celui qui dévaste sur son passage.

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Publié dans mumures - voyages

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A
Chère Jeanne... J'ai enlevé le second commentaire, désolée, j'ai été un peu lente, mais tu sais: moi et la technique....Oui, j'avance. Vers? Sûrement. Mais je crêve parfois, de ne pas savoir vers où. Une brassée de pensées...Sir... Oui, tout a été dit. Nous savons. Je n'en rajoute pas ici et vous envoie juste mille souhaits de nuit CALME et douce...Aslé belle, je ne sens rien en ce moment: j'ai des allergies... *rire*... pardon  de faire une mauvaise plaisanterie sur ton joli commentaire... ton soutien est toujours précieux! De la tendresse...
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L
Si on pouvait expédier tous ces maux en orbite autour du soleil et qu'ils se désagrègent à la vitesse de la lumière...<br /> Le soleil est toujours là et les ombres gravitent mais la marche se fait de plus en plus vite : le regard sent de nouveau la vie...<br /> Je t'embrasse tendrement et puis courage
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S
Avant-hier, j'ai écrit une nouvelle dans laquelle le narrateur énonce qu'il ne se contentera pas de la "part du feu" et que jamais, JAMAIS, il ne pourra pardonner. Oui, "la femme sans règle(s)" a dévasté sciemment nos vies, sans le moindre souci des conséquences des discours qu'elle m'a tenus, des promesses qu'elle m'a faites, mentant à l'un et à l'autre, pour seulement satisfaire son ego et augmenter son estime de soi. Cet effondrement, je pèse mes mots, qu'elle a provoqué, je ne lui pardonnerai pas. Et "l'excuse" de la maladie, du trouble psychique, de la psychose n'explique rien et n'excuse rien. Je n'ai plus rien à lui dire qu'elle n'ait déjà entendu de ma bouche. Tout a été dit. Il incombe à chacun d'en tirer les conséquences. Et à elle d'expier. Ce que je souhaite ardemment, n'y croyant cependant guère car les salauds et les poufiasses généralement s'en tirent bien. SirCrimson.
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J
"faire du passé<br />  table rase"<br /> nous , toi, moi et d'autres savons que c'est impossible<br /> et pas souhaitable<br /> gardons en mémoire<br /> et va, oui va vers...
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