Peter Pan

Publié le par anaïs


Les jours ont entassé le poids des soucis sur ma jolie armure. Les chevilles qui lâchent, ne veulent plus tenir et sautillent du rire au larmes. Je ne veux pas des jours qui s'annoncent, je ne veux pas des difficultés en masse, je ne veux pas de toutes ces poussières de rêve sur la décharge de mes désillusions.

Je veux tout ce que j'espérais quand j'avais 15 ans: des voyages à la pelle, des mots aux détours des chemins, des sourires et des danses. Des espoirs. Croire tout ce que je lis. Croire tout ce qu'on me dit. Je veux être cette fille libre et heureuse.

Je ne veux pas partir. Rien ne m'attend à part des responsabilités que je ne suis pas prête à assumer, pas prête à prendre. Je ne veux pas rentrer. J'ai sur le coeur toute cette immense envie d'ailleurs qui me bouffe la poitrine.

Et la colère. Et la frustration. Tout qui craque et ma tête hors-contrôle.

J'ai l'impression que chaque aube me rapproche de la résignation. J'ai peur, j'ai mal. Et je n'arrive plus à être forte, ni à faire de belles phrases.
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Publié dans mumures - voyages

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A
C'est moi qui devrait dire merci, cher M. Pan... sourire. Cela fait toujours tellement plaisir quand on arrive à toucher. ET c'est bon de voir qu'on est pas seul avec un sentiment, une peur, un désespoir...<br /> (et je suis admirative du "premier" roman... car cela veut dire que tu as eu le courage/la détermination/ la discipline d'en écrire d'autres après.... moi, j'arrive à peine à finir mes nouvelles... *rire*)<br /> Tu sais, je crois que les mots c'est justement pour faire reculer inlassablement ce mur dont tu parles... la seul chose qui fasse vaciller un peu ce béton sur lequel on se voit s'écraser en rêve. Alors écrire encore et encore. Parce que, dans ce monde là, on est qui on veut, où on veut, jusqu'à quand on veut... (et la peur est un bonbon rose au goût de fraise).<br /> Je t'embrasse, A.
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P
Whaou, ce texte... <br /> Je vois écrit "Peter Pan", alors évidemment, je clique, je lis. Et là... stupeur. C\\\'est bizarre un petit garçon qui pleure le matin en lisant des trucs sur Internet de gens qu\\\'il ne connait pas.<br /> Comme je comprends !! Comme je comprends cette peur de l\\\'après parce que les responsabilités arrivent. Comme je comprends ce désir de ne pas être adulte parce que c\\\'est tellement agréable, la Liberté. Comme je comprends que le temps ait passé trop vite et ces larmes à cause de l\\\'âge.<br /> Et puis "cette fille libre et heureuse" ... C\\\'est pas possible que dans un article qui s\\\'appelle "Peter Pan", il y ait le titre - "Libre et heureux" du premier roman que j\\\'ai écrit (nul, mais comme c\\\'est le premier, il me touche extroardinairement par l\\\'histoire et les éléments autobiographiques).<br /> Chaque matin qui rapproche du mur. La peur... Oui, je sais tout cela.<br /> *Pensées*<br /> Merci. Vraiment...
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A
Jeanne: la colère... hmm, voilà bien le problème. Je la délaisse bien trop souvent au profit d'un trop facile désespoir. Ce qui, ensuite, m'enlève la force, mes forces, pour continuer le chemin.... Courageuse? Il faut le dire vite alors... *rire*... mais je décide de te croire sur parole, juste pour le plaisir. Des baisers,...J. Darling: il m'a fallu quelques jours pour vous reconnaître très Cher, tellement je ne m'attendais pas à vous voir pousser cette porte... Un nouveau syndrome, sûrement, il faut bien que je les essaye tous...(sourire en coin). Je ne suis pas sûre de bien comprendre la fin de Cernuda... mais... je comble mes lacunes langagières par de l'intuition poétique (mouais..!). Et, pour Peter Pan.... je pense surtout à cette pauvre Clochette qui se voit évincée par Wendy (tiens, encore une demi-mondaine, celle-là...).Des bises à la pelle...Aslé: "Les milieux perdus dans le vide...", oui c'est exactement ça, tu vois, tu sais exactement quoi dire, comment le dire. Je voudrais juste savoir un peu plus où je vais, comment elle continue, la route... J'espère toujours trouver des indications dans les mots, j'ai de l'espoir, de l'espoir, de l'espoir...! Je t'embrasse tendre et doux.
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L
Cette note je l\\\'ai lue plusieurs fois et tu vois tu n\\\'ai pas la seule à ne pas savoir quoi dire...J\\\'essaie de me souvenir de mes quinze ans, mon rêve était de partir et un an après je suis partie. Quand je suis revenue j\\\'avais perdu un gros paquet de mes rêves. C\\\'est l\\\'histoire de ma vie aussi de vouloir prendre un nouveau départ.<br /> Partir légère, sans bagage, sans soucis, sans corvées, sans obligations, sans travailler...<br /> Les belles phrases aussi parfois m\\\'abandonnent, mais c\\\'est si beau aussi de pouvoir montrer les phrases de l\\\'envers, de l\\\'enfer... C\\\'est une force de pouvoir s\\\'accepter en entier avec les hauts, les bas...et surtout les milieux perdus dans le vide, presqu\\\'au pied d\\\'un gouffre et de surmonter sa peur, celle de n\\\'être rien que le plus petit commun des mortels.<br /> Alors on cherche et on cherche...et le jour le plus terrible à redouter est celui où l\\\'on arrête définitivement cette quête de l\\\'ailleurs, de l\\\'autrement, de l\\\'autre, de soi...surtout.<br /> Je t\\\'embrasse belle âmie<br /> Vé.<br /> (et puis le bonheur existe)
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J
Is it a new syndrome? Is it that terrible suit the dreams are made of and too short not to shrink in air, not to discover a warming skin?<br /> Peter....is he dancing? What about Tinker Bell?<br /> Are they standing still when dreams go by?<br /> Whatever it might or should be, you shoud be proud. We all are the fruir of some vanishing fairies, aren\\\'t we? sons of Barrie, sons of the Big Billy.<br /> I might stop here the talking, it\\\'s your garden. But given the circumstances let me finish quoting a friend:<br /> "Tu justificas mi existancia<br /> Si no te conozco, no he vivido<br /> Si muero sin conocerte, no muero porque no he vivido" (Cernuda)<br /> And another one you will easily recognize: <br /> "Fight the future"<br /> Kissing u.
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