Apnée
Je néglige ce blog depuis quelques temps. Les mots restent bloqués au bout des doigts, impossible de les imprimes sur le clavier. Je ne sais pas si c’est l’hiver qui tombe ou mes réserves qui s’amenuisent doucement. La journée, je cadenasse tout mon corps et ma tête pour pouvoir fonctionner au sein de ce quotidien qui n’est fait que de maladie, de larmes, de projets avortés et de souvenirs qui font mal parce que le bonheur s’y cache et qu’on sait qu’il ne reviendra plus.
J’ai l’impression d’évoluer avec un énorme scaphandre invisible.
Recroquevillée à l’intérieur, je me nourris de moments d’évasion que je crée de toutes pièces. La conscience enfermée à double tour, pour que rien ne filtre, pour que rien ne sorte ni n’entre ni ne se mélange. J’ai besoin d’un espace absolument vierge de tout extérieur, comme un sas pour que la réalité ne me cogne pas trop durement.
Je vis en apnée.