D'une ville

Publié le par anaïs


Depuis mardi, je retraverse la rivière de mon adolescence. Tous les matins, appuyée contre la vitre du bus, je retiens mon souffle lorsque je passe le pont, pas le même qu'autrefois, il est décalé vers la gauche, légèrement, mais la vue n'est guère différente. Le soleil levant brille sur les facades d'en face et l'eau miroite des souvenirs. Je me souviens des rires et des espoirs, des mots latins et grecs, appris à la va-vite dans le brouhaha du tramway, j'ai encore le goût des bonbons au coca-cola que j'avalais à longueur de journée, mon sac d'école sur une épaule et mes copines au creux du coeur.

Aujourd'hui je passe le pont seule. La ville est toujours aussi belle, calme, sereine comme la plupart des villes d'ici. Elle a perdu de son éclat magique, mais pas de son charme un peu désuet. C'est un joli morceaux d'enfance que j'ai en moi, même si je ne m'y sens plus aussi à l'aise. Même si je ne m'y sens plus chez moi.


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Publié dans mumures - voyages

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A
Belle Jeanne, douce Aslé... merci d'être passées partager un bout de moi... c'est vrai que j'en garde tellement des images de cette petite fille en moi. Et les rêves, eux, grandissent et deviennent bien plus immenses que moi (qui ai arrêté de grandir depuis longtemps, malheureusement... *rire*... bof, tant pis, Marilyn aussi était toute petite.....)Bises souriantes à vous deux,A.
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A
Tout semble si petit une fois qu'on est devenu grand...mais pas les rêves, jamais !Je souris...tu écris à la patte Dim...je vais devoir sortir ma loupe pour te lire.Je t'embrasse et ce matin mes "montagnes" avaient un petit air de Suisse...
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J
l'adolescence...j'aime te lire sur ce refrain ces motselle semble loin la mienneet pourtant mon regard n'a pas changé il me sembletoujours cette impatiencej'aime savoir que tu gardes encoregarde toujoursgardonsje t'embrasse ma belle passeuse de pont("il suffit de passer le pont et c'est tout de suite l'aventure .....")et si mes mots sont dé-coussustant mieuxtant pis
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A
Oui, c'est vrai Monsieur Pan, on voit plus les mêmes choses, et surtout, elles ne nous font plus la même sensation au fond de nous... alors on essaye de se souvenir fort fort... et des fois on sourit parce qu'on voit la petite fille/le petit garçon qu'on était, et on l'aime bien, ce petit nous.... Je t'embrasse... A.
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P
Ils sont beaux, ces endroits qui font remonter les souvenirs au bord des lèvres et des yeux.Le temps passe, et après, et maintenant, on a grandi, on a vieilli, et on n'est plus les mêmes. On regarde davantage, on ne voit plus les mêmes choses qu'avant, même si l'endroit est le même. C'est ça, le temps.
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