Jours de pluie

Publié le par anaïs


Je n'écris pas assez ces temps, je sais bien. Cela plane au dessus de moi comme un regret froid. Le soir quand je rentre je suis trop pleine de vie quotidienne pour m'arracher et aller plus loin, remonter dans ma tête et dans des régions plus obscures afin de déposer des choses sur le papier.

Pourtant je pensais que ce serait simple. Ce n'est pas ce que je disais, bien sûr, mais c'est quelque part ce que je pensais: ce serait simple. Il suffirait d'aligner les mots, de les laisser transpercer la paroi de mon cerveau et s'allonger sur le papier comme d'anciens amants que je pourrais enfin oublier.

Je croyais qu'il n'y aurait qu'à écrire toutes ces putain d'histoires qui me dévorent.

Mais bien sûr, les mots ne font pas ce que je veux, du tout, même pas un peu et chaque lettre inscrite sur chaque page m'arrache quelque chose de moi, quelque chose d'important mais jamais avec la bonne couleur, la nuance juste, celle qui aurait exprimé, signifié, pourquoi ça fait mal parfois, la nuit et tout le temps.

Le matin, le mauvais temps efface les regrets nocturnes, comme une vieille peinture posée sous la pluie. Les traces de couleur sont là pour rappeler sa forme d'antan. Le fleuve, quant à lui, est lourd de remous verts et boueux. Tous ses reflets ont coulé au fond, là ou se terrent les sirènes.


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Publié dans mumures - voyages

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A
Merci pour ta trace.... J'ai mis un mot che toi... Je crois que c'est exactement ça: quand les mots ne sortent pas/plus, c'est peut-être aussi le signe qu'il faut arrêter d'écrire sur un sujet... le signe que tout ce qui pouvait être sorti et sublimé l'a été, et que le reste est souvenir qu'il faut accepter. Ou alors c'est trop tôt, l'un ou l'autre. Dans un cas comme dasn l'autre, je verrai bien....A.
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S
Parfois les mots ne veulent pas venir, refusent de se laisser déposer sur le papier pour formuler ce que l'on veut. C'est embêtant. Avoir toutes les idées, tous les mots dans la tête mais ne pas savoir les écrire comme on voudrait. Peut-être qu'écrire n'est pas la solution, que ces "histoires qui te dévorent" ne sortiront jamais de toi parce qu'elles sont toi et de ce secret trop lourd à porter, les mots ne voudront jamais t'alléger.Avec le temps et le recul peut-être que tu arriveras à ce que tu veux... à exorciser par l'écriture ce mal. J'espère, pour toi.
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A
Il y a des moments pour écrire tu trouveras, moi c'est le matin avant de partir travailler, pas forcément longtemps mais c'est mon rendez-vous j'en ai besoin, parfois le midi aussi si je peux...et puis arrivé le soir bien souvent je n'ai plus le courage de tappper mes mots alors parfois j'en écris d'autres comme dans une urgence de dire quand même......ce qui fait que je me retrouve avec plein de cahiers et des bouts, des milieux de notes en désordre...Bon ! Tu vois finalement je ne suis pas encore au top de l'organisation...Je souris : il me faudrait une secrétaire !Je t'embrasse douce Anais et on a encore toute la vie...pour grandir nos rêves...et...les écrire...(*Dim.C'est un de mes élèves qui écrit minusculement petit...)
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A
Monsieur Pan... Voilà, c'est ça l'adjectif que je cherchais: "chiant"... En effet. Et frustrant. Mais je me dis qu'avec le début de l'été.... enfin bon, on se motive comme on peut! Bises...Merci, belle Jeanne, et des sourires vers ton sud... A.
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J
passage et des baisers à vous deux.
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