Interrogations passées?
Aujourd'hui, j'ai retrouvé ce texte. Qui date. Et pourtant... pourtant il est la preuve flagrante que j'ai besoin d'avancer et de régler des comptes avec moi-même. Une fois pour toute.
Ces choses à taire
Elle aurait voulu pouvoir trouver les mots justes. Dire cet indicible étouffement de l’air censé passer au travers du thorax. Parler de ce poids qui n’est que douleur, une vermine noire et sombre en fait, posé sur le rebord de son coeur, prêt à le chavirer de droite à gauche. Pleurer quelque chose de l’étau qui serre la tête, les dents qui claquent ce froid au plus profond d’elle. Arracher les mots à la chair inerte, au désir tapi dans l’ombre.
mettre à terre
les choses à taire
Elle ne veut plus de ce silence, plus jamais les tonnes de phrases qui écrasent la gorge à force d’y rester. Ces histoires pas finies, pas commencées, pas avouées, pas tentées, qui auraient pu être passionnées.
Toujours elle avait voulu des passions; par idéalisme, par naïveté, par manque d’expérience peut-être. Sûrement s’ennuyait-elle un peu aussi, tout ce qu’elle faisait elle rêvait d’en ressentir une intime brûlure. Dans ses choix, dans ses lectures (elle lit beaucoup, trop, s’enlise dans les mondes imagés et liminaires, dans l’au-delà du quotidien) elle recherche le trop, le rien, les absolus et les abîmes, tout ce qui blesse et qui exalte.
Un jour elle s’est retrouvée épuisée, sans force vraiment, elle ne pouvait plus continuer à sauter à pied joint vers la lune, ras le bol des déceptions, des distances insurmontables, des „tu es trop excessive, fantasque, trop rêveuse; les „réveilles-toi“, trop de sel pour beaucoup, les autres c’était juste: tu nous ennuies avec tes idéaux de gamine.
Arrivera-t-elle un jour à faire la part des choses?
Ces choses à taire
Elle aurait voulu pouvoir trouver les mots justes. Dire cet indicible étouffement de l’air censé passer au travers du thorax. Parler de ce poids qui n’est que douleur, une vermine noire et sombre en fait, posé sur le rebord de son coeur, prêt à le chavirer de droite à gauche. Pleurer quelque chose de l’étau qui serre la tête, les dents qui claquent ce froid au plus profond d’elle. Arracher les mots à la chair inerte, au désir tapi dans l’ombre.
mettre à terre
les choses à taire
Elle ne veut plus de ce silence, plus jamais les tonnes de phrases qui écrasent la gorge à force d’y rester. Ces histoires pas finies, pas commencées, pas avouées, pas tentées, qui auraient pu être passionnées.
Toujours elle avait voulu des passions; par idéalisme, par naïveté, par manque d’expérience peut-être. Sûrement s’ennuyait-elle un peu aussi, tout ce qu’elle faisait elle rêvait d’en ressentir une intime brûlure. Dans ses choix, dans ses lectures (elle lit beaucoup, trop, s’enlise dans les mondes imagés et liminaires, dans l’au-delà du quotidien) elle recherche le trop, le rien, les absolus et les abîmes, tout ce qui blesse et qui exalte.
Un jour elle s’est retrouvée épuisée, sans force vraiment, elle ne pouvait plus continuer à sauter à pied joint vers la lune, ras le bol des déceptions, des distances insurmontables, des „tu es trop excessive, fantasque, trop rêveuse; les „réveilles-toi“, trop de sel pour beaucoup, les autres c’était juste: tu nous ennuies avec tes idéaux de gamine.
Arrivera-t-elle un jour à faire la part des choses?
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