La coupe à la lie

Publié le par anaïs

Que des mots au bout des doigts pour défaire les nœuds au ventre,

 

Détourner le cri qui enfle, qui hurle et qui chavire,

 

Faire descendre les larmes, ravaler le cœur,

 

Se perdre encore pour revenir toujours.

 

Interroger les racines, brouiller le sang pour y voir jour,

 

Prier le sombre sans trop y croire,

 

Finir cette coupe jusqu’à la lie.

 

Et regarder dans ces yeux clairs, vides et ternes,

 

Regarder derrière, regarder mieux,

 

Inventer l’improbable étincelle.

 

 

Manger parce qu’il le faut, dormir parce qu’il le faut.

 

Vivre parce qu’il le faut.

 

Ne pas tutoyer cette Inconnue,

 

Ne pas l’appeler délivrance.

 

 

Surtout, pas le corps comme exutoire.

 

Surtout pas ces coulées rouges.

 

Garder la peau nette et blanche.

 

 

 

Et faire sourire les lèvres qui tremblent.

 

 

Publicité

Publié dans mumures - voyages

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
Pour la deuxième fois de la journée je vais citer Nelson Mandela qui disait : "C'est notre propre lumière  et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : "qui suis je moi,  pour être brillant, talentueux et merveilleux ?" En fait qui êtes vous pour ne pas l'être ??"<br /> Puisse ces mots t'être utile autant qu'ils le sont pour moi. ^^
Répondre
A
Merci beaucoup... La peur me pousse à apprivoiser par les mots...
Répondre
B
J'ai rarement vu de si beau mots pour parler de cette Inconnue ... Je n'ai qu'un seul mot à dire : FELICITATIONS !
Répondre