Déjà Vu

Publié le par anaïs


Le printemps sur le pas de la porte me nargue ce matin. Alors que dans ma tête tout tourne, tout s’affole, et que ces peurs, immenses (qui dévastent et séparent et isolent) reviennent me hanter.

Retour en arrière, je plonge dans tout ce que je détèste en moi. Apnée.

J’avais senti comme une digue lâcher, lundi après-midi, en face de l’homme au divan. Je ne m’étais pas trompée: mais les vagues qui défèrlent ne m’apportent qu’angoisse, angoisse, angoisse. J’ai la tête en étau, le coeur en chamade, les jambes en papier mâché.

Cela s’appelle une rechute, petite fille. Et la voix dans ma tête éclate d’un rire mauvais. Pensais-je réellement que le simple fait de vouloir guérir, de vouloir me battre, de vouloir envoyer au diable cette mesquine terreur qui m’accompagne suffirait?

Dans mes veines tourbillonent mille maladies, mille « et si ? », mille pensées en bataille, qui fulgurent comme des éclairs brûlants.

Je ne sais plus où chercher. J’ai été dans chaque recoin de moi-même, toutes les portes sont ouvertes. Mais quand j’entre, les pièces résonnent de ce pauvre vide dont je suis faite.

Je me dis que, au moins, cette fois, je n’ai plus personne à perdre. Plus personne à faire fuir. Personne témoin de mes pathétiques essais de me réconcilier avec mon corps, et ma tête, et les liens les rattachant l’un à l’autre.
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Publié dans mumures - voyages

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A
Chère Jeanne.... ces jours, le vide et le néant m'ont envahis à nouveau. Je me fais l'effet d'une marionnette de papier... J'espère que cela passera. La Rencontre? Il faudrait d'abord qu'elle ait lieu avec moi-même...Pensées amies...Cher Kenshin... je n'abdique pas. Les démons sont là, je le sais, ils rôdent. Mais, même quand la peur prend le dessus (dessus sur quoi? ma volonté? ma raison? mon espoir?), je ne baisse pas les bras. Ce serait trop bête, après tant d'effort.Seulement, j'espère que je ne vais pas me cogner à l'adage "l'important n'est pas de gagner mais de participer...". Bisous de midi (ils m'entraînent au bout de la nuit.... lalala...)
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A
Sir Crimson... Vous avez comme compagnon le Diable. Et moi un bébé chien qui hurle à la mort. Autant rire de nos vies....!Plus sérieusement: ce que vous dites sur la solitude est très juste. Il y a tant de choses que l'on sait, en théorie, et qu'on foire très humainement en pratique... cela en devient vertigineux... Mes (un peu pathétiques) essais de renouer avec (construire?)  un "moi" qui serait libre et autonome en sont la preuve quotidienne.Je vous embrasse aussi...
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S
Vous savez, ces temps (tiens, je parle "suisse"), j'ai beaucoup réfléchi aux questions de "maîtrise". Pour un article. Et pour y voir plus calir dans ma propre vie. Et j'en viens à cette conclusion terrible : pour se poser en maître de l'autre, il faut d'abord être capable d'être maître de soi, ce qui implique de vivre dans l'absence (que l'on sait intellectuellement, mais que l'on refuse sur le plan sensible et affectif) et le manque du Grand Autre, dans la solitude existentielle, dans la solitude pratique (souvent). Vaste programme... J'ai de la peine à m'y plier. D'ailleurs, le diable, comme vous ne l'ignorez pas, vient me visiter hélas! dans mon sommiel. Je vous embrasse, SirCrimson. 
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K
on a souvent tendance à baisser les bras, lorsque qu\\\'on combat nos démons mais qu\\\'on ne gagne jamais ... Laisse les pavoiser, laisse les rire, mais ne baisse pas les bras.Même un genou à terre, garde la tête haute car il n\\\'est pas honteux de plier. Juste combattre sans relache, et un jour, tes pièces vides se meubleront, les portes se refermeront une à une, le soleil y pénètrera et ce jour là, il fera bon d\\\'y vivre ! Je te le souhaite de tout mon coeur !
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J
vous vide ?<br /> quelle erreur<br /> juste un passage à vide, que nous rencontrons<br /> ou que nous avons, un vide, la peur...<br /> on ne nous a pas appris ( je parle pour moi) à vivre seul<br /> et j'avoue, que je crois, je sais qu'on l'est<br /> mesurer ce vide donne le vertige<br /> mais c'est sans doute le passage incontournable pour se remplir de soi.<br /> et peut être, peut être qu'alors<br /> nous sommes prets à La rencontre ?<br /> je vous embrasse .<br />  <br /> je nous le souhaite<br />  
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