Génération X

Publié le par anaïs


Quel souffle s’engouffre là où il y avait l’espoir? Quel chant du cygne explose à la face d’une génération de l’impasse? Sur les chemins, le pèlerin composte St. Jacques. Un vieux réflexe du genou à terre ne le sauve pas de l’amnésie des mains jointes.

Il attend. Nous attendons.

L’urgence se fait sentir dans les larmes qui ne cessent, dans les bras qui se fissurent. Parfois un raz-de-marée vient cueillir un téméraire, un résigné, un trop amer. Les ponts, les cachets et les couteaux, eux, survivent au temps qui passe. Au temps qui lasse. Aux tempes qui se fracassent d’idées noires.

Rien ne vient. Tout est dit.

Les rires grillonnent le long des bars. Quelques livres, encore, peignent des béquilles de vie. Mais comment croire à la lune alors que l’éclipse nous nargue. La lucidité est dans la pomme et le ver rampe goulûment le long de nos sarcasmes.

Le cynisme est un phare qui jette ses bateaux contre la berge. Néanmoins là, le seul qui nous reste. L’alcool parfois, permet d’assembler les corps au petit bonheur, dans un sursaut de tangible. Ils se réveillent seuls, acculés dans des lits blancs et inconnus, une vague odeur de gâchis aux lèvres.

La caresse en carence. Le rêve ravagé.

L’avenir en grève.

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Publié dans mumures - voyages

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A
<br /> ah, la peur, toujours la peur.... oui cette angoisse qui tient tous les 20-30 ans (dont nous, chère théo, sourire) et qui empêchent de... de tout je crois bien. <br /> <br /> Euh et... chercher c'est bien... mais de temps en temps, trouver c'est mieux, non? <br /> <br /> En baiser de la "vingt-cinquaine" pessimisto-illusionée (malgré tout ce qu'elle peut dire...)
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T
Je confirme la statistique, les gens de ma génération ne dansent plus sans musique le sourire à l'âme. Ils ont l'oreille sourde de maux et l'âme muette. Mais ils cherchent, ils vivent, ils font ce qu'ils peuvent et rêvent encore, peut être trop ?Sourire de la trentaine optimisto-peureuse.
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A
<br /> Bonjour mes deux belles,<br /> <br /> C'est agréable de voir que vos mots féminins, doux et attentifs m'accompagnent sur mon chemin.<br /> <br /> Aslé: j'ai maintes fois commandé ce mélange de désirs, mais il m'a semblé que l'addition était fréquemment un peu salée... j'ai dans le coeur des rêves d'impossible, encore, auxquels je ne veux pas renoncer. Mais je pense parfois que je gagnerais à être plus réaliste et moins exigeante...<br /> <br /> Jeanne: heureuse que tu sois de retour! j'espère que ton voyage t'as amenée sur des rives ensoleillées et pleines de promesses.<br /> ne te fais pas de souci pour moi... mes tristesses ont la profondeur de mes espoirs...<br /> <br /> Je vous embrasse toutes les deux, un peu de chocolat blanc sur les lèvres,<br /> <br /> A.
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J
je ne sais quoi te dire la belle<br /> la tristesse, la nostalgie ont les couleurs du temps<br /> et je rêve de soleil-sur-peau, de caresses-profondes et légères<br /> et je sais possible<br /> ce qui ne l'est pas encore<br /> je t'embrasse<br />  
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L
La carcasse époumonée, la cigale éperonnée, les fourmis à leurs travaux d'été...et plus aucun cocktail a éprouvé... NON !!!<br /> Ouvrir les yeux à la terrasse des possibles impossibles et commander le mélange de tous nos désirs...<br /> Alors je vous invite dans l'ivresse d'un ballet féerique à quitter les chevilles loin du corps pour danser l'instant présent...les pieds nus sur le chemin qui ne mène nulle part qu'ailleurs où l'on se sent bien.... <br /> Demain matin dans le lit blanc du drap inconnu il sera toujours tant de compter les vertus...des vers qui tuent le temps...<br /> Je vous embrasse si fort,<br /> Aslé
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