Carnet de bal (1)

Publié le par anaïs


Un éclat de verre sous le talon de ma botte. De la fumée qui s'acharne sur ma cornée. La musique crisse sur le parquet daté et les cocktails s'enchaînent. Martini blanc olive et kir royal, genre: boisson de fille. Et vraiment: ça swing dans cette ville où viennent s'échouer les bateaux. Il suffit de ne pas avoir peur des portes arc-en-ciel.

En esquissant un twist sur la javanaise, je retrouve le mépris du ridicule - as long as you don't mess with the tango, honey. À en oublier que bientôt tout s'achève et que les pochettes surprises n'existent pas pour les grands.

Et je fais semblant que les larmes, c'est à cause de leurs foutues Marlboro et que non, rien de rien, des regrets j'en ai pas non plus.

Et je me moque de cette fille qui s'agite au creux de mon ventre et qui, le soir, longe les quais à contre-courant. Car, pour l'instant, Irene Cara souffle sur les cendres de ces insupportables eigthies et je me flashdance l'instant d'un oubli.


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Publié dans fictions en miroir

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A
Oui, vive l·Espagne, du soleil du soleil du soleil.... c'est bon, des fois, de se laisser éblouir et de ne pas penser... Des baisers vers toi, A.
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J
dieu que le chagrin, la peine, les regrets donnent de beaux mots<br /> c'est beau tristement beau superbement beau et touchant<br /> et chagrinant<br /> je t'embrasse je vous embrasse tous les deux<br /> et viva espagna
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