Impressions espagnoles
Dépaysement. En quelques heures, mes yeux ont quitté la grisaille de la ville de Montaigne, mouillée de pluie, pour les terres brûlées de Catalogne. Promenade à Montfalco Murallat, littéralement « Mont Faucon emmuraillé ». Et vraiment: les maisons en remparts, baignées dans la lumière de braise, se dressent paresseusement au milieu de l’herbe folle et de la rocaille. Les chats règnent en maître, se prélassant sous un soleil qui serait de plomb si ne soufflait pas une légère brise.
Depuis les ruelles, au détour d’une voûte, l’oeil plonge sur les champs qui s’étalent dans la vallée. Les blés coupés reposent parfois en sillon, parfois en lourdes briques, tranchant de manière étrange avec le gris sombre et net des autopista sur lesquelles se pourchassent les voitures.
Les grillons chantent, les sandales claquent sur les pavés. Je respire le soleil, avide, golosa (goulue) de ces jours qui me sont offerts. Vacances en sursis.
Depuis les ruelles, au détour d’une voûte, l’oeil plonge sur les champs qui s’étalent dans la vallée. Les blés coupés reposent parfois en sillon, parfois en lourdes briques, tranchant de manière étrange avec le gris sombre et net des autopista sur lesquelles se pourchassent les voitures.
Les grillons chantent, les sandales claquent sur les pavés. Je respire le soleil, avide, golosa (goulue) de ces jours qui me sont offerts. Vacances en sursis.
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