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J'ai fait silence tous ces jours. Trop de brouhaha dans la tête et mes mains qui s'enmêlaient à faire trop de choses. Les retours au pays des montagnes et des lacs se fondent parfois dans un amalgame de stress, d'appréhension et d'espoir toujours prêt à renaître.
Vaste programme.
Donc, oui, le silence. Mais je me balade à nouveau dans la ville de pierre et peut-être ma tête acceptera-t-elle à nouveau de produire des mots. D'autant que se dessine un voyage du côté des Ramblas que je n'ai pas vues depuis - des siècles! - depuis mes années rires, amitiés, folles illusions et vins étoilés. Je me souviens de cette recherche infructueuse du labyrinthe, des discussions interminables au bord de l'eau, blottie dans les bras francs de mon meilleur ami, je me rappelle les rêves qui résonnaient sur les pavés des ruelles.
Hâte d'y retourner, même si... même si tellement différente. Même si tellement moins candide.
À côté de cela j'ai resorti mes livres de première année: histoires littéraires, survols, biographies et résumés en tout genre. Et je les ouvre avec un certain plaisir... moi qui aime tant faire l'élève... (vade retro psychanalyse!) et je plonge mes yeux dans cette immensité des mots qui miragent le passé au creux de moi.