Suranné
Ces jours, je me promène dans les vers délicatement hermétiques de Mallarmé, Stefan George et du premier Rilke. Afin d'être "en phase", je mets en ligne un poème qui date du temps où je tentais encore de vraiment "composer". C'est très très différent de ce que j'écris maintenant...
(... c'est également un clin d'oeil à ceux qui n'aiment pas les dimanches.../ et, oui, je sais qu'on est samedi...)
Ps: Loin de moi l'idée de vouloir comparer cette bafouille adolescente avec la grâce du cislé mallarméen. Il s'agissait juste d'une concordance d'atmosphère...
(... c'est également un clin d'oeil à ceux qui n'aiment pas les dimanches.../ et, oui, je sais qu'on est samedi...)
Humeur dominicale
Je frôle le ciel gris, l’humeur indolente
du couvre-chef sans cesse marqué
par l’espoir des rêveries violentes
tremble, majestueusement arquée.
Il suffirait d’un geste trop avide,
d’une envie plus fauve, moins sourde
pour déchiqueter cette Olympe, vide
encore, sauvée d’une rage trop lourde.
Le jour fait trêve, paresseusement,
m‘enlace d’une phalange tiède et danse
sur le boisé des jours de pluie, de vent,
une valse sans pas, mesure ni transe.
du couvre-chef sans cesse marqué
par l’espoir des rêveries violentes
tremble, majestueusement arquée.
Il suffirait d’un geste trop avide,
d’une envie plus fauve, moins sourde
pour déchiqueter cette Olympe, vide
encore, sauvée d’une rage trop lourde.
Le jour fait trêve, paresseusement,
m‘enlace d’une phalange tiède et danse
sur le boisé des jours de pluie, de vent,
une valse sans pas, mesure ni transe.
Ps: Loin de moi l'idée de vouloir comparer cette bafouille adolescente avec la grâce du cislé mallarméen. Il s'agissait juste d'une concordance d'atmosphère...
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