Dernière ligne droite
Un immense brouillard sur cette ville que je ne connais plus. Coma climatique tout en ouate. Mes livres devant moi, petits bouts de vie dans lesquels j’ai vécu ce que j’étais trop lâche pour vivre en vrai. Mon ordinateur qui donne plus de lumière que cette fausse lueur spectre d’automne, tombant blanche depuis la fenêtre. Mon café qui refroidit doucement (08h00 second café déjà, le premier à 06h00, au cœur de la maison qui dort).
Samedi j’irai écrire ce que je sais (et ce que je ne sais pas, aussi, pour faire genre) et j’aurai le coeur qui tremblera dans mon stylo parce que me planter, maintenant, serait vraiment la plus mauvaise des idées.
(et dans la tête j’ai :… mon cœur s’accroche à tes phalanges…).
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