Soulagement et souvenirs en bataille
Un immense MERCI à tous ceux qui m’ont soutenue, les écrits sont passés, réussis, validés. Sans éclat fulgurant de génie certes, mais les lectures amassées au fil de ces cinq dernières années ont tout de même porté leurs fruits. Une pensées reconnaissante pour mon professeur, probablement ému de ma soudaine pâleur et de mon visage aux traits quelques peu allongés, chiffonnés, qui a accepté avec un sourire et un agréable mépris du protocole que je l’appelle aujourd’hui pour savoir si « ça passait ». Cela passe. Dont acte. Et en avant pour les oraux.
(au milieu de tout ça des souvenirs qui reviennent à la pelle et à l’assaut sans barrières sans armures sans égards, car je le sais là-bas qui enseigne des rhinocéros et autres ionesceries, alors forcément je revois la voiture le départ en Espagne nos chevilles qui s’entrelaçaient sur le tableau de bord, jambes de blonde jambes de brune, et nos mots qui voltigeaient en l’attendant au bord de cet université toute en arcade, ces discussions sur le plaisir, sur le désir, et toujours cette impression de malaise qui se mêlait aux joies les plus éclatantes ; et nos sourires complices auxquels je croyais et son sourire à lui de nous retrouver à la sonnerie de la cloche, et puis la route vers le sud. le sud.)
Et puis aussi cette magnifique phrase d’Hervé Guibert, qui me vient, là, dans le soleil de l’automne, qui est en fait une phrase de Sartre, je le sais, mais comme je l’ai découverte chez Guibert elle lui sera à jamais liée ; et elle dit si la littérature n’est pas tout elle ne vaut pas une heure de peine.
Et alors je souris.