En filigrane

Publié le par anaïs


Retenue au lit par une méchante grippe, je l’attends en me plongeant au coeur des lectures qui l’ont habité depuis l’été. Je dévore les pages, affamée de lectures choisies, enfin, après la fin des examens.

Comme souvent, avec mille émotions contradictoires, je découvre deux histoires au lieu d’une. Au fur et à mesure que le livre se dévoile, c’est son histoire, la nôtre, la leur, qui se livre également à moi, au fil des passages marqués et annotés d’un simple „NB“, comme à son habitude. Pas besoin d’explications ni de traductions: pour la plupart des fragments ainsi encadrés, je saisis immédiatement la portée qu’ils ont pu avoir pour lui, à la lecture. Bien sûr, on pourrait m’objecter que les notes prises le sont en raison d’un intérêt professionnel, intellectuel. Certes. Mais la limite entre les deux est-elle si large? Pour le connaître un peu, maintenant, je sais que ses intérêts-là sont rarement éloignés de ceux qui le tiennent éveillé quand la nuit tombe.

En écrivant ces mots, l’oeil s’échappant parfois sur le parc presque gris dans le crépuscule, je me surprends à ne pas être triste. Ou alors de manière si douce, comme lorsqu’on contemple sur des photographies de beaux paysages dont on sait qu’on ne les verra jamais pour de vrai.

Je suis loin du désespoir qui me prenait, il y a presque exactement un an, alors que je lisais dans le Ni toi, ni moi de Camille Laurens la preuve de tout se que je devinais au jour le jour. Je me souviens avoir pleuré des heures durant, au fil des pages, atterrée d’avoir eu raison.

Aujourd’hui, c’est avec tendresse que je lis les émotions qu’il inscrit en filigrane. Parce que la rage d’autrefois, face à ce que je ne serais jamais, a fait place à l’acceptation. Cette acceptation n’est pas une résignation puisqu’elle s’accompagne de l’espoir que les liens se tissent et s’étoffent au quotidien, dans la réalité d’une présence, dans le tangible de la vie; et non dans l’évanescence des mots et de l’incarnation.


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Publié dans mumures - voyages

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P
Bonsoir Anaïs.<br /> Désolé pour mes absences. Mais ces derniers temps ont été encombrés.<br /> Je reviens.<br /> Ton texte... je sais pas quoi dire à ce propos.<br /> Je t'embrasse.
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A
Coucou Heidi! Merci d'être passée... ici... et à la librairie samedi... c'est toujours agréable de voir des visages connus et sympathiques!Gros bisous et à tout bientôt! A.
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A
chère Elsa - Pardon de te répondre si tard. Les derniers jours m\\\'ont tenus loin de la toile. Je découvre, ravie, tous tes compliments. Cela me touche toujours énormément de savoir qu\\\'on me lit (depuis un an en plus!!) et que les gens se retrouvent dans ce que je fais. Cela donne comme une espèce de légitimité. Et me dit aussi que je ne fais peut-être pas complètement fausse route... Publier? Ah...rêver... Oui, bien sûr que je souhaiterais publier. Cela étant, il faut rester réaliste. Ce blog avait été conçu, à la base, comme moyen thérapeuthique pour me sortir d\\\'une situation difficile. Il est devenu bien plus que ça, pour moi. Je vais continuer à écrire, tout simplement. Tout le reste viendra, ou ne viendra pas, peu importe. Ce qui est primordial, c\\\'est l\\\'acte de poser les mots.Merci infiniment de me lire. Et courage à toi... A.
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H
Oui ça y est, je t'ai repérée!<br /> Vraiment une belle écriture, bisous et bon week-end!
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E
Bonjour, <br /> tombée dessus par hasard,  je lis depuis un an maintenant ce que tu écris sur ce blog. Passionnée d'écriture également, tes textes me touchent beaucoup parce que je m'y retrouve. C'est très étrange de se reconnaître dans un univers aussi intime que l'écriture... Je voulais donc simplement te demander si tu pensais à publier tes textes parce que je trouve qu'ils le méritent et enfin te dire merci.<br /> Elsa 
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